Salah Eddine Chaoui, Ma soeur Touria, première aviatrice du monde arabe (Paris : Harmattan, 2017)

Dans les années cinquante, le Maroc était encore sous protectorat français. Touria Chaoui, jeune fille issue de la bourgeoisie de Fès, s’est distinguée par sa passion pour l’aviation. Malgré les obstacles et la réticence des autorités à admettre qu’une jeune fille marocaine puisse accéder à une formation de pilote, Touria, appuyée par son père journaliste et écrivain, fut inscrite à l’école d’aviation de Tit-Mellil. Elle décrocha brillamment, le 17 octobre 1951, son brevet de pilotage délivré par l’armée de l’air française. Elle avait tout juste seize ans. L’évènement a une portée historique qui fut relatée par la presse internationale. Touria était la plus jeune pilote mondiale et la première aviatrice du monde arabe.

Quatre ans plus tard, Touria Chaoui a été assassinée. La question reste posée : qui fut le commanditaire de cette lâche exécution ? Touria venait d’avoir vingt ans. Ce crime est toujours non élucidé.

Son jeune frère, qui avait onze ans, ayant assisté à sa mort, a décidé de lui rendre hommage à travers ce livre.

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